Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions êtres, celles que nous ne serons jamais,celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, et de rêves.
<< Tu aurais eu envie que toi aussi, on te remarque, on te félicite, mais tu étais toujours transparente et si convenable. Tu voulais plaire à tout le monde et tu as oublié qui tu étais en route >>.
<< A force d'employer le << je >>, elle ne peut plus éviter les problèmes. Elle se cogne à son passé. On ne lui a jamais à dire << je >>. Ou << moi, je >>. Sa mère était intraitable. Elle disait qu'il ne fallait jamais commencer une lettre par un pronom à la première personne. Agnès avait mené sa vie en pensant à << elle >>, cette femme parfaite qui réussissait tout, refusait de s'apitoyer sur elle-même ou de se remettre en question >>.
<< Ils se retrouvaient toujours. Et c'était beau quand ils se retrouvaient. C'était comme une première nuit. Personne ne comprenait leur amour. Maix eux, ils savaient. C'était leur manière à eux de rester en vie >>.
<< Tout le monde pense pareil, s'habille pareil, vit pareil. On va finir par tous parler anglais, bouffer des hamburgers ou des vitamines, devenir blondes et minces ou bruns avec des dents blanches. Toi, tu es un clone, une clone d'intellectuel qui voit son psy, s'écoute penser, analyse tout... >>.
<< Il lui arrivait même de tomber amoureuse. D'attendre près d'un téléphone qui ne sonnait pas. Mais dès que la sonnerie retentissait, l'amour s'évaporait. L'homme dégringolait du mystérieux nuage où elle l'avait hissé >>.